Gros Plan sur le Mastodonte G-Islands !


13400946_10209635214496474_376767011_n.jpg

G-Islands, vous avez certainement vu cet emblème avant de visualiser un clip, c’est un collectif de production audiovisuelle, fondé par  Lionel Allen, Laurent Lesel et Sébastien Saint Prixil, il a pour but la réalisation de clips. Découvrez cette équipe de réalisateurs, dans notre interview exclusive. 

– Qui se cache derrière la machine de guerre G Islands ?

J’aime bien le terme machine de guerre, car je vois que t’as compris direct le concept de la team. Derrière le nom pour faire simple se cache que des cerveaux motivés.. G-Islands travaille avec tout l’monde. Nous voyons nos réalisations larges d’un plan de vue géographique, donc nous travaillons parfois seul ou en équipe, avec Wizz Up TV, comme avec Play Studio ou Lomi X, avec Sébastien Isaac, Sebastien Saint Prix ou Laurent Lesel, Cigey Design, Jutsu Video, comme nous pouvons être seul sur un tournage. Nous sommes une start up ouverte au développement qui croit que la concurrence est avant tout un confrère. Les gens se demandent souvent comment faisons-nous pour nous déplacer autant, nous nous déplaçons, c’est vrai, mais c’est parce que nos mains et nos pieds sont déjà partout. C’est notre nouveau concept cette année, car seul, on ne peut pas tout faire, donc cette année, nous avons décidé de voir plus large, les gens écrivent plus de morceaux ont envie de voir plus de beaux clips, plus de vraies histoires transcrites ou brouillées avec des vrais codes. On a envie que ce mouvement aille plus loin, parce que de toute façon, on ne fait rien d’autre sur terre donc c’est la seule option qu’il reste que ce mouvement aille plus loin et prenne des proportions plus significatives. Un clip signé G-Islands aura toujours été conçu du même cerveau et sortira toujours du même ordinateur celui qui a créé G-Islands.

– Comment en es-tu arrivé à réaliser des clips ? 

Je préparais une compile dans mon studio (ex ingé-son beatmaker) et j’avais fait une instru pour Gambi G et Bigroots, (I love my ghetto) j’aimais bien le son, j’avais écrit le refrain, je me sentais vraiment investi donc je me suis dit que faire le clip serait logique. J’ai réinvesti les économies du studio audio en visuel. Puis après les autres artistes que j’enregistrais m’ont demandé de réaliser leurs clips et voila ainsi de suite. Je n’ai pas pu faire la compile parce que finalement, il fallait choisir être beatmaker ingé son ou réalisateur. Du coup, j’ai fait le choix de signer et de rester G-Islands Filmz.

– Comment choisir le professionnel qui va réaliser un clip ?

Je ne sais pas. Je sais juste que chaque réalisation à son style et son univers qui se respecte. Le style Gislands n’est même pas encore défini, on se cherche toujours, mais je pense que nos images sont très portées sur le réalisme et le destin, comme si chaque mot chaque image était prédestinés à être accordés à ce moment sur le beat, le parfait accord entre le mot et l’image. Les choix les plus parfaits, mais les plus improbables.

Faire appel à G Island pour réaliser un clip coûte cher ?

Il y a des clips pour différents budgets, chaque clip est différent et ne demande pas nécessairement le même temps de tournage ou de montage. Cela peut coûter cher ou moins cher en fonction du travail. Après j’aimerais juste pour rompre cette frontière de l’argent que chaque antillais réalise que l’intérêt musical pour nos îles est en train de prendre un élan, un clip peut être éphémère comme il peut durer, les noirs américains qu’on voit sur BET, ils sortent de loin, BET ne s’est pas créé comme ça, il a fallu que les artistes noirs américains aient des putains de clips excusez-moi le terme pour franchir un autre cap et matrixer le globe. Et ces personnes là leurs parents étaient assis à l’arrière des bus, on sait déjà pourquoi. Chaque personne qui veut réussir doit mettre toutes ses cartes en main. Nous n’avons pas des budgets mirobolants pourtant nos artistes commencent à créer leur place avoir un public qui les regarde et qui veut en voir plus. Imaginer si les antilles étaient arrosés de la fibre optique et de quelques milliers de dollars bien placés sur les clips. Chacun doit porter ses couilles s’ils veulent réussir et assumer son investissement, je porterais mes couilles quand j’achèterais ma Red One à 53 000 euros.

– Récemment, Play Studio, jeune structure dans la réalisation de clips frappe fort en collaborant entre autre avec Nicy. Que penses – tu de cette production audiovisuelle ?

Je pense que le niveau est déjà pas mal, après nous antillais, nous avons cette faculté pour les arts visuels, tous les grands réas du game sont, pour la plupart, antillais ou guyanais lol, je ne sais pas quel avenir il choisira, mais en tant qu’antillais, je pense qu’il a des chances d’évoluer au même titre que nous tous, tout le monde est sur un siège éjectable. Vers le bas ou vers le haut.

Un jeune qui rêve de devenir réalisateur professionnel de clips, quels conseils peux-tu lui donner ?

Ça ne sert à rien de se proclamer Néo tant que l’oracle ne te l’aura pas dit.

Un dernier mot pour les lecteurs de www.lantillais.net ?

Partagez cet article si vous êtes antillais, car ça ne sera ni un chinois ni un américain qui le partagera pour nous. ;)

★★★★
★★★
★★

 

Suivez G-Island sur les réseaux sociaux :

Facebook : G-Islands FILMZ
Instagram : gislandsfilmz

 


BONNE CONTINUATION


 

Publié dans: PROFESSIONNELS

Tagged as:

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s