Chronique « Kalash – Mwaka Moon »


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Après le succès de son troisième album Kaos qui a été certifié Disque d’or. Kalash vient de nouveau frapper le game à coup de bonnes vybz avec son quatrième album Mwaka Moon sorti le 13 octobre 2017, un projet vacillant entre trap et dancehall et composé de vingt titres.

J’attendais cet opus avec impatience dans la mesure ou le premier single éponyme m’avait mis l’eau à la bouche. J’avais trouvé l’artiste très visionnaire dans sa manière de faire, dévoilé le single « Mwaka Moon », le 05 octobre, soir de pleine lune, et y inviter Damso l’un des rappeurs français du moment. Chapeau !

Je ne suis pas fan de pré-commande, je trouve que cela revient quasiment au même ! Le 13 octobre, l’album est enfin dans les bacs, je vais de ce pas me l’approprier. D’entrée , Kalash lance les animosités avec « Mwaka Story », un avenant titre trap, où il raconte les aléas de la vie de rue d’un jeune mwaka. ‘ Lari sal, lari vré, lari mové, lari tris’, lari plen dyab ka touné, lari pyèj ka fèw kwè kè ou ka briyé ‘.

Après avoir écouté ce morceau, j’ai eu une vraie claque pour la suite, Kalash m’avait une nouvelle fois surpris, à l’aide de son titre « I Wanna Be Loved », dans lequel il nous envoûte littéralement par sa voix. Puis à 2:30 exactement, changement radical, comme un alter-égo, qui jaillit et prend le dessus afin de mieux faire passer un message. Quand on vous disait qu’il avait trois voix.

Par le biais des réseaux sociaux, j’ai pu constater à quel point vous déplorez qu’un artiste reste camper sur le même flow. KLH est un artiste qui fonctionne à l’instinct et à la vybz, il innove , ne se repose pas sur ses lauriers ou sur un style qui a bien marché auparavant. Au travers ce projet, j’ai découvert un nouveau Kalash, dans un style dancehall-chilling, plus temporisé, qui nous permet de nous imprégner les émotions de l’artiste et ainsi plané tout le long du titre écouté, nous le ressentons clairement au cœur des titres « Sirene », « Je Sais », « Mode Avion » ou encore « Moments Gachés  »`


DES SOLENNELLES COLLABORATIONS !

Parallèlement à Kaos, son album précédent, le Martiniquais a opté pour plus de collaborations sur son projet Mwaka Moon . Dès l’annonce de la tracklist, j’ai été bluffé, l’Antillais n’y est pas allé de main morte, invitant des ténors du dancehall jamaicain en l’honneur de Vybz Kartel et Mavado, mais également des pointures du rap français tels que Lacrim, Damso et Niska.

Que ce soit sur le titre « God Knows », en coopération avec Mavado. ‘ Pa ka travay ba évil, Bondyé kon idol, pli puisan ki Steven Seagal ‘. Ou encore « No Roof » en duo avec The World Boss, le contraste entre le créole et le l’anglais est juste parfait, une belle alchimie entre ces artistes sur chacune des pistes, deux styles musicaux différents qui s’associent et font toute l’originalité des chansons. Cependant, s’il fallait choisir entre les deux pistes, j’ai une légère préférence pour le featuring avec Mavado.

Niveau hip-hop / trap , j’ai apprécié l’échange entre Kalash et Damso, et j’ai validé à 100%  « Koussi Koussa » en coopération avec Niska et produit par le talentueux beatmaker Pyroman. En revanche, j’étais plus ou moins sceptique à l’écoute du morceau « Snitch » en feat avec Lacrim, dans la mesure où je m’attendais à des sonorités plus violentes et plus brutes, mais, ce n’est pas plus mal après tout.

Notez que les artistes Satori, Stephen Di Genius et King Kosa figurent également sur le projet.

CES MORCEAUX QUI SORTENT DU LOT !

« System » un pur titre reggae comme on n’entend rarement, l’interprète du hit « Bando » s’adapte aisément à l’instrumental, tout en s’attaquant à ces politiciens et ce système corrompu. Combien de pauvre dorme dans le caniveau, un refuge pour chaque homme, ce ne sont pas des animaux, des enfants vivent sans le strict minimum, mais que font ces dirigeants dans leurs belles Renault.

« Laisse Moi Te Sauver », ce morceau respire l’amour. Le Mwaka fait part de ses sentiments, au travers cette douce et agréable chanson qui est à coup sûr, mon coup de cœur sur cet opus.

« Ivory »  Dans un premier temps pour la mystique et badass prod trap, ensuite pour le flow hors norme de l’artiste qui m’a rappelé celui de certains rappeurs américains. Pour finir, pour l’hommage fait à ses acolytes Lélé et Mechop partis trop tôt.

Le Général Kalash est bien plus qu’un simple chanteur, c’est un vrai maestro qui peut osciller d’un style à l’autre, tout en gardant son authenticité.

AU DELA LE CREOLE ET LE FRANÇAIS !

Du créole en passant par le français, Kalash est un vrai passe-partout qui ne se limite plus et démontre également son savoir-faire en anglais. En effet, il se lance dans un nouveau challenge, sûrement pour viser d’autres auditeurs. J’ai été impressionné de voir à quel point ce dernier était aussi diversifié et à l’aise sur le titre « Health and Time » ou encore « Why » en collaboration avec le jamaïcain Stephen Di Genius.

Contrairement à Kaos qui a tout ravagé sur son passage. Mwaka Moon nous transporte loin de la planète terre, destination la Planète KLH. Cet opus est bien plus paisible, et profond. Kalashnikov’ nous fait part de ses sentiments à travers ce chef d’œuvre, miroitant entre mélancolie, amour et tourments. Bravo l’artiste !

★★★
★★

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