INTERVIEW MÉDHY CUSTOS

MÉDHY CUSTOS « Le terme zouk n’est plus accompagné du prestige qu’il avait ! »

INTERVIEW MÉDHY CUSTOS

Figure emblématique de la scène locale Médhy Custos fait parti des artistes qui ont réchauffé les cœurs et les pistes métropolitaines à coup de zouk love. Aujourd’hui, l’intèrprète de l’indémodable tube « À jamais » se confie le temps d’une interview exclusive à découvrir sans plus tarder !

1/ Tu as une discographie impressionnante. Du commencement à aujourd’hui, peux-tu nous en parler ? Le titre « À jamais », en featuring avec Gladys CABARRUS, a marqué les esprits. Comment vous êtes-vous connus ?

D’abord, il y a eu KWEBEE, puis ALLIANSTARS qui m’a révélé au grand public. Le projet ALLIANSTARS avait pour but de mettre en avant deux voix puissantes, et j’ai eu la chance d’être choisi pour porter ce projet. M’étant fait remarquer en tant que compositeur sur divers projet, j’ai eu l’opportunité de proposer mes chansons au producteur du projet. La chanson « À jamais » est devenue le tube de l’été 2001, et en 2003 avec « Pé pa oublié’w », mon premier solo, j’ai obtenu le prix de meilleur interprète masculin au prix sacem 2003. En 2004, il y a eu mon premier album solo SERIAL LOVER, dont ont été extraits trois singles « Franc jeu », « Pour te retenir » et « Comme si ».
Puis, en 2005 ,j’ai enregistré un duo avec Jane Fostin, « Pas de Glace », qui est devenu un
hit national.

J’ai signé chez Warner Music l’année suivante et j’ai enregistré l’album éponyme sur lequel on retrouve « Ne dis à personne » et l’incontournable « Elles demandent » qui fut numéro de l’air play en France. Après le succès de « Mes divas », qui inaugure la sortie nationale de mon troisième album solo, en 2009, les chansons « Auprès de toi et « Tant pis » » rétablissent la connexion avec mon premier public. Trois ans plus tard, en 2012, j’ai présenté l’album ADN dont ont été extraits 3 singles « Juste 1 heure » « Me luv yuh » et le très poignant « Padoné mwen ». Depuis, j’ai sorti 3 singles « Gwo ka » en featuring avec Misié Sadik et Érik Négrit, « Don’t let me go » et « Diamant ».

2/ Que penses-tu du milieu zouk actuel ?

Le terme zouk, d’un point de vue médiatique n’est plus accompagné du prestige qu’il avait et c’est bien dommage ! Car, mine de rien, il y a encore beaucoup d’artistes, au devant de la scène, qui en utilisent les codes. D’un autre côté, surtout chez les plus de quarante ans, on ressent comme une envie de retrouver un zouk jugé plus authentique. C’est le zouk des années 80, communément appelé zouk rétro. Parallèlement, on constate que des rythmes proches de celui du zouk servent de support à des chansons qui touchent le plus grand nombre en France et même à l’international. On observe cela avec l’Afrozouk par exemple.

Mon constat, c’est qu’aujourd’hui il y a plusieurs genres musicaux, assimilables au zouk, qui répondent à des besoins différents il y a :
– le zouk nouvelle génération, essentiellement fait par les antillais, qui se veut ouvert et qui s’accorde généreusement avec l’évolution des tendances du moment.
– la kizomba, originaire des pays lusophones, qui est un dérivé du zouk aux consonances électronique et qui s’accompagne d’une danse codifiée.
– et le zouk des années 80, majoritairement en créole , qui ravive les souvenirs et qui correspond aux attentes de ceux qui préfèrent la musique vivante.

Bon gré malgré, depuis quelques années, il n’y a plus de ponts entre ces courants du coup la chapelle du zouk semble avoir perdu beaucoup de fidèles. Pour ma part, je trouve ça dommage car à force de sous compartimenter les styles de zouk on finit par diminuer notre visibilité et notre impact. Toutes ces différenciations n’existaient pas il y a dix ans. Cela à une incidence sur la considération générale du label zouk qui ne chapeaute plus l’ensemble des tendances précitées.

Aujourd’hui, dans les clubs, il y a une salle pour chaque tendance, et celle qui sera la plus remplie dépend du succès qui provoque le plus d’engouement à un instant T. Une chose est sûre, c’est que notre milieu va devoir faire preuve, à la fois de génie et d’authenticité pour remplir la salle du zouk des années 2020.

3/ La question que nos lectrices se posent, es-tu un coeur à prendre ?

Chères lectrices mon coeur n’est pas à prendre

4/ Nous avons eu un gros coup de coeur pour ton nouveau titre « Diamant » (ça fait rêver). As-tu des anecdotes à partager sur ce hit ?

J’ai eu l’idée d’écrire cette chanson pour mettre en avant une femme exceptionnelle justement trop humble pour le faire elle même. Félyne, car c’est d’elle dont il est question à mes yeux, est une femme incroyable mais vraie ! Le temps de promouvoir cette nouvelle oeuvre très différente de ce à quoi j’ai habitué mon public, considérez moi comme son agent par défaut (rires)! Félyne, en plus d’être une femme noire exquise, rassemble des qualités que je n’ai pu observer que chez très peu de femmes et c’est pour cela que je la qualifie carrément de « Diamant ». J’aime à dire que c’est un véritable couteau suisse, et pour preuve pour le clip de « Diamant », Félyne a endossé les casquettes de coproductrice, co-scénariste, directrice artistique, décoratrice, styliste et créatrice, co-réalisatrice, assistante monteuse, infographiste, maquilleuse, coiffeuse et actrice…

En terme d’anecdote, en plus de tout ça, pour les besoins du tournage, il lui a fallu apprendre le maniement des armes ( le sabre et les saïs) et suite à la défection du styliste que nous avions contacté, elle a du confectionner pas moins de 21 costumes …en seulement trois jours ! Alors c’est un « Diamant » ou pas ?

5/ Le mot de la fin, pour nos lecteurs…

Merci à toutes mes divas et à tous mes soldats des Antilles Prenez soin de vous et de vos « Diamant »

★★★
★★

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